Page:Sand - Le Diable aux champs.djvu/224

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rochers, des herbes, des villes, des châteaux, des cascades. Tous les êtres redoutent le feu ; ils l’adorent et le craignent. C’est à distante qu’ils le saluent ; le feu ne les aime pas assez pour leur permettre de se jouer si près de lui. Nous autres, nous sommes ses enfants ; nous vivons presque dans son sein, nous effleurons légèrement, sans les abattre, les belles montagnes de cendre brûlante ; nous traversons la fumée noire, et nos yeux ravis ne se lassent jamais de regarder la fournaise.

Le feu ! le feu ! vive le feu ! Aimons-nous, réjouissons-nous, ma chère amie !