Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome II, 1831.djvu/191

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la rive avec une vigueur surnaturelle, et deux heures après, nous avions mis plusieurs lieues entre l’Avance et nous. Alors je ne sentis plus rien, ni le froid ni le chaud. Il me sembla que je glissais sur ma selle, et que j’étendais sur le sol mes membres privés de sensations. — C’en est fait ! fut ma dernière pensée. Je vis pendant quelques instans le scintillement d’une étoile au-dessus de ma tête, et puis je ne vis plus rien.

Il y a des choses si extraordinaires et si peu connues de l’homme, que je ne répondrais pas d’avoir été réellement vivant, pendant cette nuit. J’ai vu sur l’Etna des figuiers sauva-