Page:Sand - Souvenirs et Idées.djvu/284

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esprit étant un principe libre, non assujetti à la matière et non limité à la vie organique, a mis dans l’esprit confié aux êtres organisés le principe de la liberté.

De même que durant son existence humaine l’esprit était libre d’aspirer à l’existence sidérale, il est parfaitement et complètement libre après sa séparation d’aller reprendre dans le monde terrestre ou dans tout autre domaine du règne uranien les fonctions de la vie organique et par conséquent le vêtement de la matière.

— Est-il libre de ne pas les reprendre ?

— Je crois qu’il n’en a pas et qu’il ne peut pas en avoir la volonté. Il a, dans le détail auquel il appartient, les mêmes fonctions que Dieu a dans l’ensemble. C’est de faire éclore la vie organique, qui est son mode de manifestation, son langage, sa figure. Il s’en empare donc aussitôt qu’il est libre de s’en emparer, et cette liberté commence aussitôt qu’il a dépouillé un de ces vêtements que nous appelons la vie d’un être.

— Il devient donc un être nouveau ?

— Oui.