Page:Sand - Theatre complet 2.djvu/123

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si c’est une sottise, je n’entends point qu’on moleste ma future épouse.


LE DOCTEUR.

Ah ! c’est là votre future ?… Eh bien, allez-vous-en, et, si je vous prends à écouter, gare à vos oreilles ! Pendant ce qui précède, Marinette va et vient, ôtant le couvert.


PÉDROLINO, à part.

Quand elles y passeraient toutes deux, je veux m’en servir pour savoir…

Il va se cacher derrière le tilleul. Le docteur regarde autour de lui pour s’assurer qu’il est seul, et aperçoit Pédrolino.

LE DOCTEUR.

Eh ! eh ! la cachette est assez bien choisie… c’est-à-dire que, l’année prochaine, ce tilleul…

Il va prendre Pédrolino par l’oreille et le fait sortir par la gauche, puis

revient à Violette. Pendant ce temps, Pédrolino rentre et gagne le fond,

où il se cache derrière un buisson pour écouter.

LE DOCTEUR, regardant encore vers la gauche ; à part.

Oh ! il est bien loin maintenant. (À Violette.) Vous vous appelez ?


VIOLETTE.

Violette Meneghino.


LE DOCTEUR.

Vous avez quel âge ?


VIOLETTE.

Vingt et un ans d’hier soir.


LE DOCTEUR.

Votre père était cultivateur ?


VIOLETTE.

Oh ! nenni, monsieur. Sauf votre respect, il n’était que médecin.


LE DOCTEUR.

Médecin de la Faculté !


VIOLETTE.

Médecin des bêtes, monsieur.