Page:Sand - Theatre complet 4.djvu/69

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MARIE-JEANNE, la soutenant dans ses bras.

Eh bien, eh bien, qu’avez-vous donc, mademoiselle ?

Elle la fait asseoir.

FRANÇOISE.

Rien ! je… j’étouffe… un peu…


LE DOCTEUR.

Elle s’évanouit ! Ah ! j’en étais sûr, qu’elle l’avait toujours aimé !



ACTE TROISIÈME


Au château de la Rive. — Un salon très-luxueux, garni de fleurs et illuminé. Porte à droite, conduisant vers les salles, de danse. Porte à gauche, conduisant à des salles où l’on doit jouer. Divan circulaire au milieu, sièges et causeuses.




Scène PREMIÈRE


DUBUISSON, entrant par la gauche ; puis MADAME DUBUISSON, par la droite.




DUBUISSON, aux domestiques qui achèvent d’allumer.

Allons ! vous avez déjà allumé ici ! Ça n’est pas la peine de brûler tant d’huile et de cire une heure d’avance !


MADAME DUBUISSON.

Comment ! monsieur Dubuisson, tu n’es pas plus habillé que ça ?


DUBUISSON.

Eh bien, qu’est-ce qui me manque donc ?


MADAME DUBUISSON.

Tu as gardé ta cravate de couleur ! Tu as l’air d’un jardinier ! Ne fais donc pas toujours comme ça le paysan, c’est ridicule !