Page:Sapho - Le tutu, mœurs fin de siècle, 1891.djvu/132

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MŒURS FIN DE SIÈCLE


des accès d’amnésie au cours desquels il formulait de monstrueuses incohérences. Cela durait dix minutes, puis il revenait à lui. Et il oubliait tout ce qui s’était passé pendant l’accès.

Les danseuses avaient encore perdu la deuxième bouteille de Malaga. Il ne leur restait plus que le temps de manger, afin de digérer à l’aise, de fumer une pipe, et de se cavaler à l’Éden.

— Je ne suis guère en train, disait la Pondeuse, j’ai bien envie de répéter ici, et toi, Jeanne ?

— Je veux bien ; seulement, gare l’amende !

— Mauri nous dédommagera, n’est-ce pas, chéri ? Qu’est-ce qu’elle veut donc, celle-là ? Ah, c’est vrai, elle n’a pas eu sa goulée, hier.

Et elle donna à téter à la troisième couleuvre.

— À défaut de gosses, on nourrit des serpents. Or, comme les uns valent les autres, c’est kif kif bourico. Ce qui est fâcheux, c’est