Page:Sapho - Le tutu, mœurs fin de siècle, 1891.djvu/164

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MŒURS FIN DE SIÈCLE


aigus, ou à angles droits, selon la forme extérieure des obstacles qu’il rencontrait. Sa femme le regardait, inquiète, craignant qu’il ne brisât quelque chose ou qu’il ne se brisât lui-même. Elle avait horreur du déplacement, elle soupirait :

— Comment peut-on remuer ainsi ? On est si bien quand on se tient coi.

Sur aucune chose, ils ne tombaient d’accord. Elle n’allait jamais au théâtre, et son antipathie pour la musique faisait qu’elle se bouchait les oreilles lorsque Mauri, qui avait la rage du piano, interprétait du Wagner ou du Beethoven, ses auteurs favoris. Elle ne possédait point l’art de faire valoir les charmes de son sexe ; elle se vêtissait à la six-quatre-deux, n’importe comment, et cette absence de coquetterie amenait son mari à confesser son admiration pour l’exquise propreté dont s’entourent les cocottes :

— Une femme bien chaussée, avec un bas