Page:Sapho - Le tutu, mœurs fin de siècle, 1891.djvu/199

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
190
LE TUTU

Elle regardait, à la fenêtre en lui remémorant ces choses, et Mauri crut la voir attentionnée à intelligencier significativement avec un passant qui ressemblait étonnement à un individu qu’elle détestait cordialement.

— Mais Mani-Mina ?

— Elle n’accouchera que dans neuf mois. Il paraît qu’elle doit porter le double des autres femmes. Elle est double, il n’est que juste que sa gestation soit double.

— Alors, et montait ?

Et il se rappela le système à téter de la Pondeuse. Il s’installa au ministère, avec son appareil auquel, tour à tour, les employés et chefs de bureau venaient aspirer. Ce fut un scandale. Souvent, Mauri se trompait, il prenait son appareil pour son porte-voix ; il criait : Allo, allo ! soufflait dedans, ne recevait naturellement aucune réponse et se démenait dans son cabinet, en déblatérant contre son administration.