Page:Say - De l’Angleterre et des Anglais.djvu/52

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et ne pourrait être remplacée que par une valeur réelle équivalente.

La valeur de ce papier-monnaie, comparée avec la valeur des autres marchandises, ne subit plus de grandes variations, ce qui prouve que la banque d’Angleterre maintient la somme de ses billets dans la même proportion, relativement aux besoins de la circulation. Si elle réduisait la somme de ses billets, ce qu’elle pourrait faire aisément en laissant écheoir une partie des effets de son portefeuille et en n’en prenant pas de nouveaux à l’escompte, elle ferait probablement remonter ses billets au pair ; c’est-à-dire qu’avec un billet d’une livre sterling on trouverait à acheter une livre sterling en or ou en argent, au poids et au titre des lois.

Je dis que ses billets remonteraient au pair par le besoin indispensable que dans un état social compliqué, et avec une grande masse d’affaires, on a de cette marchandise appelée monnaie, quelles qu’en soient la forme et la matière.

La question du discrédit n’entre pour rien dans tout cela, parce que le besoin qu’on a de monnaie l’emporte de beaucoup sur la mauvaise opinion qu’on pourrait concevoir des