Page:Servières - Richard Wagner jugé en France, 1887.djvu/13

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PRÉFACE

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À PAUL POUJAUD


Vous avez eu, mon cher ami, hautement raison d’aller, cet été, voir représenter à Bayreuth Parsifal et Tristan, la Tétralogie à Dresde et, à Prague, les Maîtres-Chanteurs. Vous avez pu ainsi, — devant ces drames wagnériens visibles seulement en Allemagne, — discerner combien nous égare l’exécution partielle de quelques fragments de pareilles œuvres, cette exécution fût-elle parfaite.

À votre retour, tout frémissant encore de l’enthousiasme excité en vous par une merveille d’art, vous m’avez décrit les prodiges d’une action dramatique simple et grande, pénétrée et comme soulevée jusqu’au surnaturel par le souffle d’une musique issue de mystérieux abîmes, épandue et flottant autour des personnages, qui tantôt se