Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 2.djvu/368

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FRANCKLIN.

Ces misérables n’échapperont pas. — Je vais à Londres chercher un mandat du conseil pour les appréhender.

Ils sortent.

SCÈNE XVII.

[Le bord de la mer.]
Entre Blackwill.

BLACKWILL.

— J’ai ouï dire que Shakebag s’est réfugié dans un sanctuaire ; — mais moi, je suis tellement poursuivi par la clameur publique, — pour mes menus larcins, — que je ne puis trouver asile dans aucun sanctuaire. — Il faut donc que je me jette dans quelque bateau à huîtres — et que je tâche d’être pris à bord de quelque galiote — pour gagner Flessingue. Impossible de rester ici. — À Sittingburn, les gens du guet on failli me prendre ; — si je ne m’étais couvert la tête de mon bouclier — et si je n’avais pas forcé leurs rangs à tout risque, — je suis sûr que je n’aurais jamais dépassé cette place ; — car le constable avait vingt mandats pour m’appréhender ; — et, de plus, je l’avais volé, lui et son domestique, une fois, à Gadshill. Angleterre, adieu ! Je pars pour Flessingue.

Il sort.

SCÈNE XVIII.

[Feversham. — Une salle de justice.
Entrent le maire, puis Mosby, Alice, Michel, Suzanne et Bradshaw, conduits par le guet.

LE MAIRE

— Allons, dépêchez-vous d’amener les prisonniers.