Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/100

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BASSIANUS.

Par celui qui aurait le droit — de reprendre au monde entier sa fiancée !

Marcus et Bassianus sortent avec Lavinia.

MUTIUS.

— Mes frères, aidez à l’emmener d’ici, — et moi je garderai cette porte l’épée à la main.

Sortent Lucius, Quintus et Martius.

TITUS, à Saturninus.

— Suivez-moi, seigneur, et je vais bientôt vous la ramener.


MUTIUS, à Titus.

— Monseigneur, vous ne passerez pas là.


TITUS.

Quoi, misérable enfant ! — Tu me barres mon chemin dans Rome !


MUTIUS.

Au secours, Lucius, au secours !

Titus tue Mutius.
Rentre Lucius.

LUCIUS.

— Monseigneur, vous êtes injuste, et plus qu’injuste ; — vous avez tué votre fils dans une querelle inique.


TITUS.

— Ni toi, ni lui, vous n’êtes plus des fils pour moi ; — mes fils ne m’auraient jamais ainsi outragé. — Traître, rends Lavinia à l’empereur.


LUCIUS.

— Morte, si vous voulez, mais non pour devenir sa femme, — étant légitimement promise à un autre.

Il sort.