Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/152

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gneur — s’humilier bassement et nous envoyer des présents.


AARON.

— N’a-t-il pas ses raisons pour cela, seigneur Démétrius ? — N’avez-vous pas traité sa fille bien affectueusement ?


DÉMÉTRIUS.

— Je voudrais que nous eussions mille dames romaines — à notre discrétion pour servir tour à tour à nos désirs.


CHIRON.

— Vœu charitable et plein d’amour !


AARON.

— Il ne manque ici que votre mère pour dire amen !


CHIRON.

— Et elle le dirait pour vingt mille Romaines de plus.


DÉMÉTRIUS.

— Partons et allons prier tous les dieux — pour notre bien-aimée mère en proie aux douleurs.


AARON, à part.

— Priez plutôt les démons ; les dieux nous ont abandonnés.

Fanfare.

DÉMÉTRIUS.

— Pourquoi les trompettes de l’empereur retentissent-elles ainsi ?


CHIRON.

— Sans doute, en réjouissance de ce que l’empereur a un fils.


DÉMÉTRIUS.

— Doucement ! qui vient là ?

Entre Une nourrice, portant un enfant more dans ses bras.

LA NOURRICE.

Bonjour, seigneurs. — Oh ! dites-moi, avez-vous vu le More Aaron ?