Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/217

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

vif, te broyer, te fouler aux pieds. — Comme cela, je pense que tu ne courras pas après moi. — Mon cheval m’attend, tout prêt, tout sellé. Partons, partons ! — Maintenant, à mon marmot en nourrice, à mon mendiant à la mamelle ! — Fatalité ! je ne t’en laisserai pas un seul à accabler.

Il sort.

SCÈNE VI

[Une cour devant la maison.]
Entre le mari, il se croise avec le maître de collège.

LE MAÎTRE DE COLLÈGE.

— Qu’avez-vous donc, monsieur ? — Vous avez, il me semble, l’air bien effaré.


LE MARI.

— Qui, moi, monsieur ? Ce n’est qu’une imagination. — Veuillez entrer, monsieur, et bientôt je vous édifierai ; — il ne me manque plus que peu de chose pour compléter le compte, — et puis mon frère sera satisfait.


LE MAÎTRE DE COLLÈGE.

— J’en serai bien aise, monsieur ; je vous attendrai.

Ils se séparent.

SCÈNE VII

[La chambre à coucher.]
On aperçoit la femme, les enfants, et le serviteur, étendus tout sanglants.

LE SERVITEUR.

Oh ! c’est à peine si je suis capable de me soulever, — tant il m’a broyé sous son poids diabolique, — tant il m’a