Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/223

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heure suprême, recevez de moi ce solennel avis : — jamais œuvre plus monstrueuse n’a été jouée.


LE MARI.

— Je vous remercie, monsieur.


LE CHEVALIER.

Qu’on le mène en prison. — Où la justice commande, la pitié doit se taire.


LE MARI.

— Allons ! allons ! qu’on en finisse avec moi.

On emmène le prisonnier.

LE MAITRE DE COLLÈGE.

— Monsieur, vous êtes à la hauteur de votre ministère. — Plût au ciel que tous fussent de même ! En vous la loi est grâce.


LE CHEVALIER.

— Je voudrais qu’il en fût ainsi… Ô homme de ruine ! — Désolation de sa maison ! Opprobre — du nom honoré de ses ancêtres ! — Cet homme est le plus près de la honte, qui a perdu toute honte.

Il sort.

SCÈNE X

[Devant la maison du prisonnier.]
Entre le mari entouré des officiers de justice, le maître de collège et les gentlemen.

LE MARI.

— Je suis juste en face de ma maison, la demeure de mes aïeux. — J’apprends que ma femme vit encore, bien qu’elle soit en grand péril ; — laissez-moi, je vous prie, lui parler avant — que la prison me saisisse.


PREMIER GENTLEMAN.

Tenez ! la voici qui vient d’elle-même.