Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/244

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Mais, hélas ! nos bras — n’étant pas secondés par nos cœurs, sur qui — doit tomber le coup fatal ?


ARCITE.

Que l’événement, — cet arbitre infaillible, nous le dise, — quand nous devrons tout savoir ; et marchons — au signal de notre destinée.

Ils sortent.

SCÈNE III

[Devant une porte d’Athènes.]
Entrent Pirithoüs, Hippolyte et Émilie.

PIRITHOÜS.

Pas plus loin !


HIPPOLYTE.

Adieu, seigneur. Rapportez mes vœux — à notre grand prince ; je n’oserais pas — mettre en question son succès ; pourtant je lui souhaite — un excès, un débordement de puissance qui lui permette, au besoin, — d’affronter la fortune contraire. Courez à lui ! — Jamais réserve n’a gêné un bon capitaine.


PIRITHOÜS.

Bien que je sache — que son océan n’a pas besoin de ma pauvre goutte, je veux — qu’elle lui porte son tribut.

À Émilie.

Ma précieuse enfant, — que ces sentiments exquis, que le ciel infuse — à ses créatures les mieux trempées, continuent de trôner — dans votre cher cœur.


ÉMILIE.

Merci, seigneur ! Rappelez-moi — à notre frère tout-royal ! Pour son triomphe, — je vais solliciter la grande Bellone ; et, — puisque, dans notre monde terrestre les