Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/248

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SCÈNE IV

[Le champ de bataille devant Thèbes.]
On sonne la charge derrière la scène ; puis une retraite. Fanfare, Alors entre Thésée vainqueur ; les trois reines vont à sa rencontre, et se prosternent devant lui la face contre terre. Arcite et Palémon sont parmi les prisonniers.

PREMIÈRE REINE.

Qu’aucune étoile ne soit sombre pour toi !


DEUXIÈME REINE.

Que le ciel et la terre — te soient pour toujours propices !


TROISIÈME REINE.

À tous les souhaits de bonheur — qui pleuvent sur ta tête, je crie Amen !


THÉSÉE.

— Les dieux impartiaux qui du haut des cieux — nous voient, nous, leur troupeau mortel, reconnaissant ceux qui s’égarent — et les châtient à leur heure… Allez chercher — les ossements de vos rois morts, et honorez-les — d’une triple cérémonie ! Plutôt que de permettre qu’il y ait une lacune — dans les pieux rites, nous y suppléerions nous-mêmes. — Nous allons choisir les députés qui doivent vous réintégrer — dans vos dignités et achever l’œuvre — que notre hâte laisse imparfaite… Sur ce, adieu, — et que les yeux favorables du ciel se fixent sur vous !

Les reines sortent.

Quels sont ces prisonniers ?


UN HÉRAUT.

— Des hommes de haute qualité, comme on en peut juger — par leur équipement. Des gens de Thèbes nous ont dit — qu’ils sont les enfants des deux sœurs, les neveux du roi.