Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/312

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princes, et comme des amis. — À votre retour, celui qui triomphe, je l’établis ici ; — quant au vaincu, je verserai des larmes sur son cercueil.

Ils sortent.

ACTE IV

SCÈNE I

[Athènes. La cour de la prison.]
Entrent le geôlier et un ami.

LE GEÔLIER.

— Ne savez-vous rien de plus ? Est-ce qu’on n’a rien dit de moi — concernant l’évasion de Palémon ? — Cher monsieur, rappelez-vous !


L’AMI.

Rien que je sache : — car j’étais rentré chez moi avant que l’a£faire — fût pleinement terminée. Pourtant j’ai pu voir, — avant mon départ, qu’il était fort probable — que tous deux obtiendraient leur pardon : car Hippolyte — et la charmante Émilie l’imploraient à genoux — avec une pitié si belle que le duc ébranlé — m’a paru hésiter s’il obéirait — au vœu de sa colère ou à la douce compassion — de ces deux dames ; à les seconder, Pirithoüs, ce prince vraiment noble, — mettait la moitié de son cœur. J’espère donc — que tout finira bien. D’ailleurs je n’ai rien ouï dire — de vous, ni de l’évasion.

Entre un deuxième ami.

LE GEÔLIER.

Fasse le ciel que cela se confirme !