Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/313

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DEUXIÈME AMI.

— Rassurez-vous, mon cher ! Je vous apporte des nouvelles, — de bonnes nouvelles.


LE GEÔLIER.

Elles sont les bien venues.


DEUXIÈME AMI.

Palémon vous a justifié, — et a obtenu votre pardon, en révélant comment — il s’est évadé, grâce à votre fille — dont le pardon est également accordé ; le prisonnier, — pour ne pas être déclaré ingrat envers un tel dévouement, — a donné pour la doter une somme d’argent, — et une large, je vous assure.


LE GEÔLIER.

Vous êtes un bon homme ; — vous m’apportez toujours de bonnes nouvelles.


PREMIER AMI.

Comme la chose a-t-elle fini ?


DEUXIÈME AMI.

— Eh bien, comme elle devait finir. Des solliciteurs — qui ont toujours prévalu ont vu leur prière noblement exaucée : — les prisonniers ont la vie sauve.


PREMIER AMI.

Je savais bien qu’il en serait ainsi.


DEUXIÈME AMI.

— Mais il y a de nouvelles conditions dont on vous parlera — à un meilleur moment.


LE GEÔLIER.

J’espère qu’elles sont bonnes.


DEUXIÈME AMI.

Elles sont honorables : — jusqu’à quel point elles sont bonnes, je ne le sais pas.


PREMIER AMI.

On le saura plus tard.