Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/317

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LE GALANT.

Je me suis dirigé vers elle ; — elle m’a vu, et immédiatement s’est jetée à l’eau ; je l’ai rattrapée, — et je l’ai déposée à terre saine et sauve ; aussitôt — elle s’est échappée, et a couru vers la ville, — en criant, et d’une telle vitesse que, ma foi, — elle m’a laissé loin derrière elle ; j’ai vu de loin — trois ou quatre personnes lui barrer le chemin, une entre autres — que j’ai reconnue pour votre frère ; là elle a été arrêtée, — elle est tombée, et c’est à grand’peine qu’elle a été emmenée ; je les ai laissés avec elle, — et je suis venu tout vous dire. Les voici !

Entrent la fille du geôlier, le frère du geôlier et autres.

LA FILLE DU GEÔLIER, chantant.
Puissiez-vous ne plus jamais jouir de la lumière, etc.

— N’est-ce pas là une belle chanson ?


LE FRÈRE DU GEÔLIER.

Oh ! une bien belle !


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Je puis en chanter vingt autres.


LE FRÈRE DU GEÔLIER.

Je le crois.


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Oui, vraiment, je le puis ; je peux chanter le Balai — et Bon Robin. N’êtes-vous pas un tailleur ?


LE FRÈRE DU GEÔLIER.

Oui.


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Où est ma robe de noce ?


LE FRÈRE DU GEÔLIER.

Je l’apporterai demain.


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Apportez-la de très-bonne heure ; autrement, je se-