Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/319

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PREMIER AMI.

Oui.


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Il y en a maintenant deux cents au moins qui sont grosses de lui ; — il y en aura quatre cents ; pourtant je lui reste attachée, — attachée comme une coquille ; et tous ces enfants-là seront des garçons ; — il connaît le secret pour ça ; et à l’âge de dix ans, — ils seront tous châtrés pour faire des chanteurs, — et ils chanteront les guerres de Thésée.


DEUXIÈME AMI.

— C’est étrange.


LA FILLE DU GEÔLIER.

Vous n’avez rien ouï de plus étrange ; mais n’en dites rien.


PREMIER AMI.

Non.


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Elles viennent à lui de toutes les parties du duché ; — la nuit dernière, je vous assure, il n’en avait pas moins — de vingt à expédier ; il caressera tout ça — en deux heures, une fois en train.


LE GEÔLIER.

Elle est perdue ! — incurable !


LE FRÈRE DU GEÔLIER.

Le ciel nous en préserve, mon cher !


LA FILLE DU GEÔLIER, à son père.

— Approchez ; vous êtes un homme sage, vous.


PREMIER AMI.

Est-ce qu’elle le reconnaît ?


DEUXIÈME AMI.

Non. Plût à Dieu qu’elle le reconnût !


LA FILLE DU GEÔLIER.

— Vous êtes capitaine de navire ?