Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/327

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HIPPOLYTE.

J’en suis bien aise, — mais j’en regrette la cause, monseigneur. Il ferait beau — les voir se disputer les titres de deux royaumes. — C’est dommage que l’amour soit si tyrannique. — Oh ! ma tendre sœur, à quoi pensez-vous ? — Ne pleurez pas, fillette, avant qu’ils aient pleuré du sang !… Il le faut.


THÉSÉE, à Émilie.

— Vous avez acéré leur bravoure avec votre beauté.

À Pirithoüs.

Honorable ami, — je vous livre le champ clos ; veuillez l’ordonner, — en disposant les personnes qui doivent l’occuper.


PIRITHOÜS.

Oui, seigneur.


THÉSÉE.

— Allons, je vais les visiter ; je ne puis attendre — qu’ils paraissent, tant leur renommée m’a enflammé. — Cher ami, soyez royal.


PIRITHOÜS.

Toutes les magnificences seront déployées.


ÉMILIE.

— Va, pauvre fille, pleure. Quel que soit le vainqueur, — il perdra un noble cousin pour tes péchés.

Ils sortent.

SCÈNE III

[La prison.]
Entrent le geôlier, le galant et le docteur.

LE DOCTEUR.

Son égarement est plus grand à certaines époques de la lune qu’à d’autres, n’est-ce pas ?