Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/339

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LE DOCTEUR.

Vous avez fort mal fait alors ; — vous devriez lui complaire en tout.


LE GALANT.

Hélas ! — je n’ai pas de voix, monsieur, pour la satisfaire sur ce point.


LE DOCTEUR.

— Peu importe, pourvu que vous fassiez du bruit ; — si elle vous redemande, faites n’importe quoi. — Couchez avec elle, si elle vous en prie.


LE GEÔLIER.

Halte-là, docteur !


LE DOCTEUR.

— Oui, par manière de guérison.


LE GEÔLIER.

Gardons, d’abord, si vous le permettez, — les manières de l’honnêteté.


LE DOCTEUR.

Ce n’est là qu’une subtilité. — N’allez pas perdre votre enfant par honnêteté. — Guérissez-la de la bonne manière ; alors, si elle veut être honnête, — elle aura le droit chemin devant elle.


LE GEÔLIER.

Merci, docteur.


LE DOCTEUR.

Veuillez l’amener, — et voyons comment elle est.


LE GEÔLIER.

Je vais lui dire — que son Palémon l’attend. Mais, docteur, — il me semble que vous avez tort pourtant.

Il sort.

LE DOCTEUR.

— Allez, allez ! vous autres pères, vous êtes de jolis fous !… Son honnêteté ! — Si nous lui donnions de la médecine jusqu’à ce que nous trouvions ça !…