Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Guizot, Didier, 1863, tome 4.djvu/311

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meilleures avec le secours de bons épilogues. Dans quelle position embarrassante suis-je donc placée, moi qui ne suis point un bon épilogue, et qui ne peux pas non plus vous captiver en faveur d’une bonne pièce ? Je ne suis point équipée en mendiant ; il ne me conviendrait donc pas de vous supplier : le seul parti qui me reste est d’user de conjurations, et je vais commencer par les femmes.—Femmes, je vous somme, par l’amour que vous portez aux hommes, d’approuver dans cette pièce tout ce qui leur en plaît. Et vous, hommes, je vous somme, au nom de l’amour que vous portez aux femmes (car je m’aperçois à votre sourire qu’aucun de vous ne les déteste), d’approuver de cette pièce ce qui en plaît aux dames ; en sorte qu’entre elles et vous, la pièce ait du succès. Si j’étais une femme, j’embrasserais tous ceux qui, parmi vous, auraient des barbes qui me plairaient, des physionomies à mon goût et des haleines qui ne me rebuteraient pas ; et je suis sûr que tous ceux d’entre vous qui ont de belles barbes, des figures agréables et de douces haleines, ne manqueront pas, en reconnaissance de mon offre gracieuse, de me dire adieu, quand je vous ferai la révérence.

(Tous sortent.)

FIN DU CINQUIÈME ET DERNIER ACTE.