Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Guizot, Didier, 1863, tome 4.djvu/40

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ACTE 11, scîaulc rv. 37

rir, et interceptent ainsi l”:1ir qui le ranimerait ; ainsi les sujets d’un monarque bien-aime oublient leur rôle, et pousses par une respectueuse affection, se pressent en sa présence la ou leur amour mal instruit va nécessairement paraître une injure.

(Entre Isabelle.)

ANGELo.~-Eh bien ! belle jeune fille ? ISABELLE.*J e suis venue savoir votre bon plaisir. ANcnLo.-J “aimerais bien mieux que vous pussiez le deviner, que de me demander de vous l’apprendre.-Votre frère ne peut vivre.

ISA15ELLE.*EIl est-il ainsi ? Que le ciel conserve Votre Hgnneul-1 (Elle va pour se retirer Aucaμo.-Et cependant il peut vivre encore un temps, et il se pourrait qu’il vécut aussi longtemps que vous, ou moi... Pourtant, il faut qu’il meure. ISABELLE.-Sur votre arrêt ?

ANGÉLO.*-Olll...

Is, mELLn.~Quand ? je vous en conjure, afin que, dans le répit qui lui est accorde, plus long ou plus court, il puisse être prepare à. sauver son âme. * t ANcnLo.-Oh ! malheur È, ces vices honteux ! il vaudrait autant pardonner a celui qui vole si la nature un homme déjà. formé, qu’a l’insolente volupté de ceux qui iettent limage du Créateur dans des moules prohihés par le ciel : il n’est pas plus coupable de trancher perfidement une vie légitimement formée, que de jeter du métal dans des vaisseaux défendue pour créer une vie illégitime.

zsannnmz.—Telles sont les lois du ciel, mais non celles de la terre.

Axcimo.-Dites-vous cela ? En ce cas, je vais bientôt vous embarrasser. Lequel aimeriez-vous mieux, ou que la plus juste des lois ûtat en ce moment la vie à votre frère, ou, pour racheter sa vie, de livrer votre corps a la douce impureté, comme celle qu’il a déshonorée ? isaimnus.-Seigneur-, croyez-moi, j’aimerais mieux sacrifier mon corps que mon ame.

ANGELO.-Je ne parle point de votre âme ; les péchés