Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 10.djvu/359

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peut ni bouger ni marcher dans les rues. — Et l’aspect des éléments — est à l’avenant de l’œuvre que nous avons sur les bras, — sanglant, enflammé et terrible.


Entre Cinna.

CASCA.

— Rangeons-nous un moment, car voici quelqu’un qui vient en toute hâte.


CASSIUS.

— C’est Cinna ; je le reconnais à sa démarche : — c’est un ami… Cinna, où courez-vous ainsi ?


CINNA.

— À votre recherche… Qui est là ? Métellus Cimber ?


CASSIUS.

— Non, c’est Casca : un affilié — à notre entreprise. Ne suis-je pas attendu, Cinna ?


CINNA.

— J’en suis bien aise. Quelle nuit terrible ! — Deux ou trois d’entre nous ont vu d’étranges visions.


CASSIUS.

— Ne suis-je pas attendu, Cinna ? dites-moi.


CINNA.

Oui, vous l’êtes. — Oh ! Cassius, si seulement vous pouviez gagner le noble Brutus — à notre parti !


CASSIUS, remettant divers papiers à Cinna.

— Soyez satisfait, bon Cinna. Prenez ce papier, — et ayez soin de le déposer dans la chaire du préteur, — que Brutus puisse l’y trouver ; jetez celui-ci — à sa fenêtre, fixez celui-ci avec de la cire — sur la statue du vieux Brutus ; cela fait, — rendez-vous au porche de Pompée, où vous nous trouverez. — Décius Brutus et Trébonius y sont-ils (32) ?


CINNA.

— Tous, sauf Métellus Cimber, qui est allé — vous chercher chez vous… C’est bon, je vais me dépêcher, — et disposer ces papiers comme vous me l’avez dit.