Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 10.djvu/413

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CASSIUS.

Brutus, cette attitude sévère que vous prenez dissimule des torts, — et, quand vous en avez…


BRUTUS.

Cassius, modérez-vous ; — exposez avec calme vos griefs… Je vous connais bien. — Sous les yeux de nos deux armées, — qui ne devraient voir entre nous qu’une tendre affection, — ne nous disputons pas. Commandez-leur de se retirer. — Puis, dans ma tente, Cassius, vous expliquerez vos griefs, — et je vous donnerai audience.


CASSIUS.

Pindarus, — dites à nos commandants de replier leurs troupes — à quelque distance de ce terrain.


BRUTUS.

— Lucilius, faites de même ; et que nul — n’approche de notre tente, avant que notre conférence soit terminée. — Que Lucius et Titinius gardent notre porte.

Ils se retirent.

Scène XIII.


[Dans la tente de Brutus.]


Lucius et Titinius en faction à l’entrée de la tente. Paraissent Brutus et Cassius (43).

CASSIUS.

— Que vous m’avez fait tort, voici qui le prouve. — Vous avez condamné et flétri Lucius Pella, — pour s’être laissé corrompre ici par les Sardiens ; — et cela, au mépris de la lettre par laquelle j’intercédais pour cet homme — qui m’était connu.


BRUTUS.

— Vous vous êtes fait tort à vous-même, en écrivant dans un cas pareil.