Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/165

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

toue. C’est par là qu’ils se sont sauvés. — Dépêchez-vous, chers messieurs, et suivez-moi.

Il sort.

THURIO.

— Oui-dà ! voilà une fille bien difficile ! — Fuir ainsi le bonheur, quand le bonheur la poursuit ! — Je pars, mais plutôt pour châtier Églamour — que par amour pour l’extravagante Silvia.

Il sort.

PROTÉE.

— Je pars aussi, mais plutôt par amour pour Silvia, — que par haine pour Églamour qui fuit avec elle.

Il sort.

SILVIA, à part.

— Je pars aussi, mais plutôt pour traverser cet amour-là, — que par haine pour Silvia qui s’est enfuie par amour !

Elle sort.

Scène XVII.


[Une forêt sur la route de Mantoue.]


Des bandits entrent, emmenant Silvia.

PREMIER BANDIT.

Allons, allons ! — Patience ! il faut que nous vous menions à notre capitaine.


SILVIA.

— Mille malheurs plus grands m’ont appris — à supporter celui-ci patiemment.


DEUXIÈME BANDIT.

— Allons ! emmenons-la.


PREMIER BANDIT.

— Où est le gentilhomme qui était avec elle ?