Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/200

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


GOBBO.

Par les sentiers de Dieu ! ce sera un chemin difficile à trouver. Pourriez-vous me dire si un certain Lancelot qui demeure avec lui, demeure avec lui ou non ?


LANCELOT.

Parlez-vous du jeune sieur Lancelot ?

À part.

Remarquez-moi bien, je vais faire jouer les grandes eaux.

Haut.

Parlez-vous du jeune sieur Lancelot ?


GOBBO.

Ce n’est pas un sieur, monsieur, mais le fils d’un pauvre homme. Son père, quoique ce soit moi qui le dise, est un honnête homme, excessivement pauvre, mais, Dieu merci, en état de vivre.


LANCELOT.

Soit ! que son père soit ce qu’il voudra, nous parlons du jeune sieur Lancelot.


GOBBO.

De Lancelot, pour vous servir, seigneur !


LANCELOT.

Mais, dites-moi, je vous prie, vieillard, ergò, je vous supplie, parlez-vous du jeune sieur Lancelot ?


GOBBO.

De Lancelot, n’en déplaise à Votre Honneur.


LANCELOT.

Ergò, du sieur Lancelot ! ne parlez pas du sieur Lancelot, père, car le jeune gentilhomme (grâce à la fatalité et à la destinée et autres locutions hétéroclites, grâce aux trois Sœurs et autres branches de la science), est effectivement décédé ; ou, pour parler en termes nets, il est allé au ciel.