Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/238

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NÉRISSA.

— Oui, madame, si vous y consentez.


BASSANIO.

— Et vous, Gratiano, êtes-vous de bonne foi ?


GRATIANO.

— Oui, ma foi, seigneur.


BASSANIO.

— Nos noces seront fort honorées de votre mariage. —


GRATIANO, à Nérissa.

Nous jouerons avec eux mille ducats à qui fera le premier garçon.


NÉRISSA.

Bourse déliée.


GRATIANO.

— Oui ; on ne peut gagner à ce jeu-là que bourse déliée. — Mais qui vient ici ! Lorenzo et son infidèle ? — Quoi ! mon vieil ami de Venise, Solanio !


Entrent Lorenzo, Jessica et Solanio.

BASSANIO.

— Lorenzo et Solanio, soyez les bienvenus ici ; — si toutefois la jeunesse de mes droits céans — m’autorise à vous souhaiter la bienvenue… Avec votre permission, — douce Portia, je dis à mes amis et à mes compatriotes — qu’ils sont les bienvenus.


PORTIA.

Je le dis aussi, mon seigneur. — Ils sont tout à fait les bienvenus.


LORENZO.

— Je remercie Votre Grâce… Pour ma part, mon seigneur, — mon dessein n’était pas de venir vous voir ici ; — mais Solanio, que j’ai rencontré en route, — m’a tellement supplié de venir avec lui — que je n’ai pu dire non.