Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/245

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Nérissa, — jusqu’au retour de son mari et de mon seigneur. — Il y a un monastère à deux milles d’ici ; — c’est là que nous résiderons. Je vous prie — de ne pas refuser la charge — que mon amitié et la nécessité — vous imposent en ce moment.


LORENZO.

Madame, c’est de tout mon cœur — que j’obéirai à tous vos justes commandements.


PORTIA.

— Mes gens connaissent déjà mes intentions : ils vous obéiront à vous et à Jessica — comme au seigneur Bassanio et à moi-même. — Ainsi, portez-vous bien ; au revoir !


LORENZO.

— Que de suaves pensées et d’heureux moments vous fassent cortège !


JESSICA.

— Je souhaite à Votre Grâce toutes les satisfactions du cœur !


PORTIA.

— Merci de votre souhait ; j’ai plaisir — à vous le renvoyer. Adieu, Jessica.

Sortent Jessica et Lorenzo.

— Maintenant à toi, Balthazar. — Je t’ai toujours trouvé honnête et fidèle : — que je te trouve encore de même ! Prends cette lettre — et fais tous les efforts humains — pour être vite à Padoue ; remets-la — en main propre au docteur Bellario, mon cousin — Puis prends soigneusement les papiers et les vêtements qu’il te donnera, — et rapporte-les, je te prie, avec toute la vitesse imaginable, à l’embarcadère du bac public — qui mène à Venise. Ne perds pas le temps en paroles, — pars ; je serai là avant toi.