Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/283

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LORENZO.

— Belles dames, vous versez la manne sur le chemin — des gens affamés.


PORTIA.

Il est presque jour, — et pourtant, j’en suis sûre, vous n’êtes pas encore pleinement édifiés — sur ces événements. Rentrons donc, — et alors pressez-nous de questions ; — nous répondrons à toutes fidèlement.


GRATIANO.

— Soit ! Pour commencer l’interrogatoire — auquel ma Nérissa répondra sous serment, je lui demanderai — ce qu’elle aime mieux : rester sur pied jusqu’à la nuit prochaine — ou aller au lit de ce pas, deux heures avant le jour. — Pour moi, quand il serait jour, je souhaiterais les ténèbres — afin d’aller me coucher avec le clerc du docteur. — Du reste, tant que je vivrai, je mettrai ma sollicitude — la plus tendre à garder scrupuleusement l’anneau de Nérissa.

Ils sortent.


FIN DU MARCHAND DE VENISE.