Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/381

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ROSALINDE.

Simple jeu, je vous assure.


OLIVIER.

Eh bien, reprenez du cœur et montrez-vous un homme.


ROSALINDE.

C’est ce que je fais… Mais en bonne justice j’aurais dû être femme…


CÉLIA.

Tenez, vous pâlissez de plus en plus ; je vous en prie, rentrons… Vous, bon monsieur, venez avec nous.


OLIVIER.

— Volontiers, car il faut que je rapporte — à mon frère en quels termes vous l’excusez, Rosalinde. —


ROSALINDE.

Je vais y refléchir. Mais je vous prie, dites-lui comme j’ai bien joué… Voulez-vous venir !

Ils sortent.

Scène XIX.


[Une clairière.]


Entrent Pierre de Touche et Audrey.

PIERRE DE TOUCHE.

Nous trouverons le moment. Audrey, Patience, gente Audrey.


AUDREY.

Bah ! ce prêtre-là était suffisant ; le vieux gentilhomme avait beau dire !


PIERRE DE TOUCHE.

C’est un misérable que ce sire Olivier, Audrey, un infâme Gâche-Texte… Çà, Audrey, il y a ici dans la forêt un gars qui a des prétentions sur vous.