Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/391

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Où les oiseaux chantent, hey ding ! ding ! ding !
Tendres amants aiment le printemps.

Entre les rangées de seigle,
Hey ! ho ! hey nonino !
Les jolis campagnards se couchèrent
Au printemps, au joli temps nuptial, etc.

Sur l’heure ils commencèrent la chanson,
Hey ! ho ! hey nonino !
Comme quoi la vie n’est qu’une fleur,
Au printemps, etc.

Profitez donc du temps présent,
Hey ! ho ! hey nonino !
Car l’amour se couronne de primeurs.
Au printemps, etc.


PIERRE DE TOUCHE.

En vérité, mes jeunes gentilshommes, quoique les paroles ne signifient pas grand’chose, le chant a été fort peu harmonieux.


PREMIER PAGE.

Vous vous trompez, messire ; nous avons observé la mesure, nous n’avons pas perdu nos temps.


PIERRE DE TOUCHE.

Ma foi, si ; je déclare que c’est temps perdu d’écouter une si sotte chanson. Dieu soit avec vous, et Dieu veuille amender vos voix !… Allons, Audrey.

Ils sortent.

Scène XXII.


[La chaumière des princesses décorée comme pour une fête.]


Entrent le vieux duc, Amiens, Jacques, Orlando, Olivier et Célia.

LE VIEUX DUC.

— Crois-tu, Orlando, que ce garçon — puisse faire tout ce qu’il a promis ?