Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/29

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une fois avant le jour de la cérémonie : elle était baignée de larmes ; elle tomba à ses pieds, le supplia de l’épargner, et lui avoua en même temps qu’elle aimait un jeune Russe, mais qu’il était pauvre, et que son père ne voudrait jamais les unir. Mon généreux ami rassura cette malheureuse personne, s’informa du nom de son amant, et abandonna de suite toute prétention. Il avait déjà acheté, de son argent, une ferme dans laquelle il avait le dessein de passer le reste de sa vie ; mais il donna tout à son rival, et pour qu’il pût acheter du bétail, il joignit à son premier don le reste de ses profits dans les prises. Il sollicita lui-même le père de la jeune fille, pour qu’il