Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/52

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dans ses manières, et tout ce qu’il fait semble ne provenir que de l’intérêt qu’il prend naturellement au bien-être de ceux qui l’entourent. Il est souvent abattu par le chagrin, et alors il s’observe beaucoup, et cherche à chasser tout ce qu’il y a de sombre ou d’insociable dans son humeur. Ces paroxismes fuient devant lui comme un nuage devant le soleil, quoique sa tristesse ne l’abandonne jamais. J’ai tâché de gagner sa confiance, et je crois y avoir réussi. Je lui parlais un jour du désir que j’avais de trouver un ami qui pût sympathiser avec moi et me diriger de ses conseils. Je lui dis que je n’appartenais pas à cette classe d’hommes qui s’offensent d’un avis. « Je n’ai reçu qu’une de-