Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/100

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se séparant de l’étrangère, Félix lui baisa la main, et lui dit : « Bonsoir, chère Safie ». Il resta beaucoup plus long-temps que de coutume, à s’entretenir avec son père. Je jugeai que leur aimable hôte, dont le nom était sans cesse prononcé, était le sujet de leur conversation. Je désirais ardemment les comprendre, j’y employais toutes mes facultés ; mais je me consumai en vains efforts.

» Le lendemain matin, Félix alla à son ouvrage ; de son côté, Agathe ne négligea aucune de ses occupations ordinaires. Quand elle eut tout terminé, l’Arabe s’assit aux pieds du vieillard, prit sa guitare et joua quelques airs si beaux et si touchans, qu’ils