Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/101

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m’arrachèrent des larmes de chagrin et de plaisir à la fois. Elle chantait en modulant sa voix en riche cadence, et en l’élevant ou la baissant tour à tour comme le rossignol des bois.

» Elle cessa de chanter, et présenta la guitare à Agathe, qui la refusa d’abord, mais qui finit par jouer un air simple, en l’accompagnant des accens de sa voix, aussi doux, mais moins beaux que les accords admirables de l’étrangère. Le vieillard paraissait ravi, et dit quelques mots qu’Agathe tâcha d’expliquer à Safie, et par lesquels il voulait témoigner tout le plaisir qu’il ressentait de sa musique.

» Les jours se passèrent ensuite