Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/27

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diversion dans mon esprit, aux pensées dont il était occupé depuis un mois. Je rentrai le soir, fatigué, mais moins malheureux, et je pus causer avec ma famille, plus gaîment qu’il ne m’était arrivé depuis quelque temps. Mon père était satisfait, et Élisabeth pleine de joie : « Mon cher cousin, dit-elle, vous voyez quel bonheur vous répandez dès que vous êtes heureux ; ne succombez plus à la tristesse ».

Le jour suivant, vers le matin, la pluie tomba par torrens, et d’épais brouillards cachèrent la cime des montagnes. Je me levai de bonne heure, avec un sentiment de mélancolie extraordinaire. Le temps me causait une