Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/30

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voit dans mille endroits les traces de l’avalanche d’hiver : la terre est jonchée d’arbres brisés et renversés ; les uns sont entièrement détruits, d’autres sont couchés sur les rochers saillans de la montagne, ou sur d’autres arbres qu’ils traversent. Plus haut, la route est entrecoupée par des ravins de neige, au fond desquels des pierres roulent continuellement ; l’un d’eux est surtout si dangereux, que le plus léger bruit, par exemple, la voix d’une personne qui parle haut, donne à l’air une commotion suffisante pour attirer la mort sur sa tête. Les pins ne sont ni grands ni touffus, mais sombres, et ajoutent à la sévérité de la scène. Je