Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/69

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meublée. Dans un coin, auprès d’un petit feu, était assis un vieillard, la tête appuyée sur les mains, dans l’attitude de la douleur. La jeune fille était occupée à arranger la chaumière ; elle prit dans un tiroir un objet qui exigea le mouvement de ses mains, et s’assit auprès du vieillard. Celui-ci tenait un instrument, et en tira bientôt des sons plus doux que le chant de la grive ou du rossignol. Ce tableau était agréable, même pour moi, pauvre malheureux, qui n’avais jamais auparavant rien vu de beau. Les cheveux blancs, et la physionomie bienveillante du vieillard, commandaient le respect, en même temps que les manières douces de la jeune fille inspiraient