Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 3.djvu/210

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tion, tantôt abattus par le chagrin, et éteints par la force du malheur. Quelquefois il maîtrisait sa physionomie et ses expressions, et il racontait les évènemens les plus terribles d’une voix tranquille, sans aucune marque d’agitation ; mais tout-à-coup, semblable au volcan qui s’entr’ouvre, il animait son visage par l’expression de la rage la plus farouche, et il vomissait des imprécations contre son persécuteur.

» Son récit s’enchaîne, et il le fait avec l’air de la vérité la plus simple ; cependant, j’avoue que les lettres de Félix et de Safie qu’il me montra, et l’apparition du Monstre, que nous avons vu de notre vaisseau, m’ont plus convaincu de