Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/103

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LA DIVINE TRAGÉDIE.

A M. CH E N AVA R D.

La Mort est dans le ciel, & partout à la fois
S’épanche la bataille autour du Christ en croix.
A peine si la toile immense & grandiose
Peut, dans leur agonie ou leur apothéose,
Contenir tous ces Dieux surgissant du passé :
Ici pleure Maïa sur Ammon renversé ;
Là combattent Jormur & Thor ; plus loin Minerve
Se redresse ; Apollon sur Marsyas conserve
Le droit de l’esprit pur sur l’animalité.
Hercule, dieu des forts, en un vol emporté
Fait cabrer sous son poids Pégase aux vastes ailes ;
Diane bande en vain l’arc aux flèches mortelles,
Et Bacchus & l’Amour, fuyant le sort prévu,
Portent Vénus qui dort vers le monde entrevu.
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