Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/14

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LE DÉPART.

Ah ! la patrie est belle & l’on perd à changer.
Théophile Gautier.

On s’aimait. Dans un autre on avait mis sa vie :
Aux douceurs d’être ensemble on bornait son envie ;
On se sentait heureux rien qu’à se regarder.
On n’avait pas besoin de se le demander :
On savait qu’on pouvait s’appuyer l’un sur l’autre,
Et qu’ayant tout commun, on devait dire notre
Quand on pensait en rêve au futur coin du feu.
Et voilà qu’on se quitte & qu’on se dit adieu ;
Que l’un part en pleurant, que l’autre seule reste,
Et que cet avenir qu’on croyait si modeste,