Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/74

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



CHANSON TRISTE.

Printemps, que me veux-tu ?…
Sainte-beuve.

L’aube sourit à toute fleur nouvelle,
Sous les blés verts l’alouette a chanté.
L’amour candide aux cœurs purs se révèle- ;
Mais mon cœur est désenchanté.

Le renouveau dans les âmes excite
De fiers élans d’audace & de vertu.
Le bois s’éveille & le champ ressuscite.
Mais mon courage est abattu.

Le ruisseau jase en filtrant sous les haies :
Fredons, bruits d’aile, aveux, désirs troublés,
Le ciel s’emplit de mille choses gaies ;
Mais mes rêves s’en sont allés.