Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/113

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Mes fleurs, mises dans l’eau, relevèrent la tête,
Me charmèrent huit jours de leur senteur discrète,
Puis séchèrent encor pour ne plus se rouvrir.
Mais mes chers souvenirs, fleurs, bouquet de mon âme,
Sans que rien les entame,
En moi vivent toujours & ne sauraient mourir.

Hélas ! j’avais volé cette heure de délices
L’an passé… J’ai vidé depuis d’amers calices,
Je ne vais plus là-bas… — Savez-vous cependant
Ce que pensent ou font mes fleurs abandonnées,
Et dans tant de journées,
Ce qu’aux roses les lys ont dit en m’attendant ?…


Août 18…