Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/171

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III.
VILLANELLE.


Et tant que nous vivrons, nous serons tous les deux.

Alfred de Musset.



Ô les charmants nuages roses,
Les jolis prés verts tout mouillés !
Après les vilains mois moroses,
Les petits oiseaux réveillés
S’envolent aux champs dépouillés.

Tout là-haut ce n’est que bruits d’ailes,
Rendez-vous, murmures, chansons ;
Aux toits courent les hirondelles,
Tandis que moineaux & pinsons
S’éparpillent dans les buissons.