Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/91

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EXIL.


Enfin j’ai cédé, je me plie
Encor cette fois sous ta main.
Ta volonté s’est accomplie :
Me voilà hors de ton chemin.

Pourtant, parce que trop docile
Et trop faible, je me soumets
Au cruel arrêt qui m’exile,
Crois-tu ne me revoir jamais ?

Ah ! pauvre orgueilleux, tu te trompes,
On ne me traite pas ainsi.
Il se peut bien que tu me rompes
Au choc de ton cœur endurci ;