Page:Silvestre - Les Renaissances, 1870.djvu/98

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Cieux nocturnes

À Eumène Queillé.


 

IL est un grand tombeau dont l’horreur me poursuit,
Large, froid, et peuplé de silences funèbres :
— C’est l’immense tombeau qu’ouvre sur nous la nuit
Dans l’azur dilaté par l’effroi des ténèbres.

Comme des jours furtifs où glisse la pâleur
D’un ciel d’or très lointain, au travers d’un mur sombre,
Les étoiles, filtrant leur clarté sans chaleur,
Blanches, rompent parfois la tristesse de l’ombre.