qui correspond à la mansion où elle se trouve est affamé et semble perdu ; si c’est (la planète) Yong-ho (Mars), il y a des troubles ; si c’est la planète Tchen (Saturne), les inférieurs se révoltent contre leurs supérieurs ; si c’est (la planète) T’ai-pe (Vénus), un royaume puissant est vaincu dans la bataille ; si c’est la planète Tch’en (Mercure), il y a des troubles suscités par des femmes. Si (la Lune) est éclipsée par Ta-kio, (la Grande Corne)[1], celui qui préside aux destinées le redoute ; (si elle est éclipsée par la mansion) Sin[2], alors il y a des troubles de brigands à l’intérieur ; (si elle est éclipsée par) les diverses autres étoiles ; le territoire qui correspond à la mansion (où l’éclipse se produit) est affligé. — Pour ce qui est des éclipses de Lune, la période (qui règle leur apparition) est, à partir du jour initial : six fois cinq mois, cinq fois six mois, de nouveau six fois cinq mois, une fois six mois, et cinq fois cinq mois, soit en tout[3] cent treize mois au bout desquels la période recommence. Ainsi[4] il y a une règle constante pour les éclipses de
- ↑ Arcturus du Bouvier. — La phrase signifierait littéralement : (si la lune) éclipse Ta-kio ; mais d’après Siu Koang, un texte donne la leçon (si la lune) est éclipsée par Ta-kio. Comme il s’agit dans tout ce paragraphe des éclipses de lune, c’est cette dernière leçon qu’il faut adopter. Il ne faut d’ailleurs pas comprendre que l’étoile Ta-kio éclipse effectivement la lune, mais que, dans les idées des Chinois, certaines éclipses de lune sont dues à l’influence de Ta-kio.
- ↑ Antarès, ? et ? du Scorpion.
- ↑ Le total des nombres donnés par Se-ma Ts’ien est … de 121, et non de 113 mois.
- ↑ … Il semble … qu’il y ait ici une réminiscence de ce passage du Che King (Siao ya, 4e décade, ode IX, strophe 2) que le P. Couvreur traduit de la manière suivante : « Que la lune soit éclipsée, ce n’est pas un grave désordre ; mais quand le soleil est éclipsé, (on doit se demander) quel malheur est sur le point d’arriver.